Journée nationale des DYS 2026
Journée nationale des DYS 2026 : comprendre les troubles DYS pour mieux accompagner nos enfants
Journée le 10 octobre 2026 | Sensibilisation, inclusion et troubles des apprentissages
Dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie… Et si nous prenions le temps de mieux comprendre ces troubles qui touchent le quotidien de nombreux enfants et de leurs familles ?
Chaque année, le 10 octobre, la Journée nationale des DYS est l'occasion de sensibiliser le grand public aux troubles spécifiques du langage et des apprentissages.
En 2026, cette journée célèbre ses 20 ans autour d'un message essentiel : « 20 ans d'actions : l'avenir se construit avec les Dys ».
Chez La Bulle Atypique, cette journée nous tient particulièrement à cœur. Parce que derrière chaque difficulté d'apprentissage, il y a un enfant avec sa personnalité, ses émotions, ses capacités et surtout son propre rythme.
Notre conviction est simple : ce n'est pas à l'enfant de rentrer dans un moule, mais à nous de lui proposer des outils adaptés à sa façon d'apprendre.
Les troubles DYS, qu'est-ce que c'est exactement ?
Les troubles DYS font partie des troubles du neurodéveloppement. Ils peuvent affecter certaines capacités liées au langage, à la lecture, à l'écriture, aux mathématiques ou à la coordination des gestes.
Ils ne sont ni un manque d'intelligence, ni un manque de volonté, ni le résultat d'une mauvaise éducation.
Parmi les principaux troubles DYS, on retrouve :
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La dyslexie : un trouble qui affecte l'apprentissage et l'automatisation de la lecture. Lire un texte peut demander beaucoup plus de temps et d'efforts.
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La dysorthographie : des difficultés persistantes à maîtriser l'orthographe, même lorsque les règles ont été travaillées.
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La dyscalculie : un trouble qui touche la compréhension des nombres et l'apprentissage des compétences mathématiques.
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La dyspraxie (TDC) : des difficultés de coordination et de planification des gestes, pouvant compliquer l'écriture, le découpage, l'habillage ou certaines activités scolaires.
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La dysgraphie : des difficultés importantes dans le geste d'écriture, qui peut être lent, fatigant ou douloureux.
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La dysphasie (trouble développemental du langage, TDL) : des difficultés durables dans le développement et l'utilisation du langage oral.
Ces troubles peuvent être associés entre eux. Certains enfants présentent également un TDAH ou un trouble du spectre de l'autisme (TSA), qui sont d'autres troubles du neurodéveloppement.
Chaque profil est différent. Deux enfants présentant le même trouble peuvent avoir des besoins très différents.
Derrière les difficultés scolaires, une fatigue souvent invisible
Pour un enfant sans difficulté particulière, recopier une leçon, lire une consigne ou préparer son cartable peut sembler simple.
Pour un enfant DYS, ces mêmes activités peuvent représenter un véritable effort.
Imaginez devoir vous concentrer intensément pour déchiffrer chaque phrase, réfléchir à chaque lettre que vous écrivez ou organiser mentalement tous les gestes nécessaires à une activité.
Et maintenant, imaginez devoir recommencer plusieurs heures par jour.
Cette fatigue cognitive est bien réelle, même lorsqu'elle ne se voit pas.
Un enfant qui refuse de recopier une leçon n'est pas nécessairement opposant. Un enfant qui oublie une consigne n'est pas forcément inattentif. Un enfant qui met du temps à terminer son exercice ne manque pas nécessairement de motivation.
Parfois, il a simplement besoin d'une autre manière d'apprendre.
C'est pourquoi il est essentiel de ne pas réduire les progrès d'un enfant à sa vitesse d'exécution ou à la qualité de son écriture.
Comment accompagner un enfant DYS au quotidien ?
Il n'existe pas de méthode universelle. Cependant, certaines adaptations peuvent faciliter les apprentissages et redonner confiance aux enfants.
1. Privilégier les supports visuels
Les pictogrammes, les illustrations, les codes couleur et les consignes courtes peuvent aider certains enfants à mieux comprendre et mémoriser les informations.
Une routine illustrée permet, par exemple, de visualiser les différentes étapes du matin sans devoir lire une longue liste d'instructions.
2. Adapter la quantité d'écriture
Pour un enfant dysgraphique ou dyspraxique, écrire peut mobiliser énormément d'énergie.
Il peut être utile de proposer des réponses orales, des exercices à choix multiples, des textes à trous ou l'utilisation d'un ordinateur.
L'objectif est de vérifier ce que l'enfant a compris, pas uniquement ce qu'il parvient à écrire.
3. Fractionner les apprentissages
Une activité longue peut devenir décourageante.
Des séances plus courtes, entrecoupées de pauses, permettent parfois de maintenir l'attention et de limiter la fatigue.
Mieux vaut quelques minutes d'apprentissage dans de bonnes conditions qu'une longue séance qui se termine dans les larmes.
4. Encourager chaque petit progrès
Un mot lu avec moins d'hésitation, une consigne comprise seul, une activité terminée ou une émotion exprimée : chaque réussite compte.
Valoriser les efforts aide l'enfant à construire sa confiance en lui et à développer son autonomie.
5. Respecter son rythme
Certains enfants ont besoin de davantage de répétitions, d'explications ou de temps pour intégrer une nouvelle compétence.
Ce n'est pas un échec.
Apprendre différemment ne signifie pas apprendre moins bien.
À l'école : l'inclusion doit se traduire par des adaptations concrètes
L'école joue un rôle essentiel dans le parcours des enfants présentant des troubles DYS.
Selon leurs besoins, différents dispositifs peuvent être envisagés, notamment le PAP (plan d'accompagnement personnalisé) ou le PPS (projet personnalisé de scolarisation).
Les adaptations peuvent comprendre :
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Des consignes reformulées et simplifiées.
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Un temps supplémentaire pour certaines évaluations.
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Une réduction de la copie manuscrite.
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Des supports de cours adaptés et aérés.
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L'utilisation d'outils numériques ou de logiciels d'aide.
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Des modalités d'évaluation adaptées aux difficultés de l'élève.
L'inclusion ne consiste pas simplement à accueillir un enfant dans une classe.
Elle consiste aussi à lui donner les moyens de participer, d'apprendre et de progresser dans des conditions adaptées à ses besoins.
Et pour cela, le dialogue entre les familles, les enseignants et les professionnels qui accompagnent l'enfant reste indispensable.
La Bulle Atypique : des outils pensés pour apprendre autrement
Chez La Bulle Atypique, nous croyons profondément que les supports éducatifs doivent pouvoir s'adapter aux enfants, et non l'inverse.
C'est dans cet esprit que nous imaginons, créons et fabriquons nos propres outils éducatifs et visuels.
Nos routines avec pictogrammes permettent de rendre certaines étapes du quotidien plus compréhensibles et prévisibles.
Nos cartes éducatives illustrées accompagnent la découverte du vocabulaire, des émotions, des chiffres et de nombreuses notions.
Nos livrets d'apprentissage effaçables permettent de s'entraîner, d'effacer et de recommencer autant de fois que nécessaire, sans craindre de se tromper.
Ces outils ne remplacent évidemment pas les accompagnements pédagogiques ou thérapeutiques adaptés. Ils constituent des supports complémentaires pour favoriser les apprentissages, l'autonomie et la confiance.
Parce qu'un enfant doit pouvoir expérimenter, se tromper, recommencer et réussir à son rythme.
20 ans de mobilisation : et maintenant ?
Depuis sa création en 2007, la Journée nationale des DYS contribue à faire connaître les troubles spécifiques du langage et des apprentissages.
Cette 20ᵉ édition est l'occasion de rappeler les avancées réalisées, mais aussi les défis qui restent à relever.
De nombreuses familles rencontrent encore des difficultés pour accéder à un diagnostic, obtenir des aménagements scolaires adaptés ou trouver des professionnels disponibles.
Les troubles invisibles restent parfois mal compris, et les enfants concernés doivent encore trop souvent justifier leurs difficultés.
Sensibiliser, c'est aussi faire évoluer les regards.
C'est comprendre qu'un enfant qui écrit lentement peut avoir parfaitement compris sa leçon.
Qu'un enfant qui peine à lire peut avoir une imagination débordante.
Qu'un enfant qui rencontre des difficultés à l'école possède aussi des compétences, des passions et des talents qui méritent d'être reconnus.
En cette Journée nationale des DYS, faisons passer un message
À tous les enfants DYS : vous n'êtes pas définis par vos difficultés.
À tous les parents qui accompagnent, encouragent, expliquent et recommencent chaque jour : votre engagement compte.
Aux enseignants et aux professionnels qui adaptent leurs pratiques : chaque aménagement peut faire une véritable différence.
Et à toutes les personnes qui découvrent les troubles DYS : prenez le temps de comprendre avant de juger.
Parce que chaque enfant mérite d'apprendre, de grandir et de s'épanouir à sa manière.
Chez La Bulle Atypique, nous continuerons à défendre cette vision d'une enfance où les différences sont comprises, respectées et accompagnées.
À chacun sa bulle. À chacun son rythme.
Et vous, quel est votre quotidien avec les troubles DYS ?
Vous êtes parent d'un enfant DYS, enseignant, professionnel ou vous êtes vous-même concerné ?
Partagez vos expériences, vos astuces et les adaptations qui vous aident au quotidien. Chaque témoignage peut permettre à une autre famille de se sentir moins seule.
Découvrez également nos routines visuelles, nos pictogrammes et nos supports éducatifs sur www.labulleatypique.com.
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